
Après des années d'élaboration, de mobilisation et de consultation, la première stratégie de justice destinée aux peuples autochtones a été publiée au Canada en mars 2025. Un élément clé de cette stratégie est l'accès à des services policiers adaptés aux réalités culturelles. Cette webdiffusion accueille des dirigeants des Premières Nations et des experts en politiques publiques afin de discuter des stratégies, des ressources et des investissements nécessaires liés aux services de police dirigés par les Premières Nations et à l’accès à la justice.
Chief Jerel (Jerry) Swamp,
président de l’Association des chefs de police des Premières Nations
Heidi Kiiwetinepinesiik Stark, Ph. D., professeure agrégée en gouvernance autochtone à l’Université de Victoria
Caporale Tammy Dodginghorse,
du service de police de la Nation Tsuut'ina
Chief Gordon Bluesky,
Nation ojibwée de Brokenhead
Chief Gordon Bluesky,
Brokenhead Ojibway Nation
Ce groupe de discussion réunira des dirigeants des Premières Nations et des experts en politiques publiques afin d’échanger des réflexions sur les nouveaux développements en matière de services policiers des Premières Nations, sur les stratégies adoptées et sur les retombées positives pour leurs communautés.
La Fondation canadienne des relations raciales (FCRR) est une société d’État fédérale dont la mission est de sensibiliser la population aux causes et aux manifestations du racisme au Canada. Nous travaillons à renforcer le tissu social au Canada en aidant, soutenant et rassemblant les groupes et les organismes communautaires grâce à des subventions, des services et un réseau de partenaires dans le milieu de la recherche, dans les secteurs privé et communautaire.
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Willow Fiddler est journaliste aux informations nationales et couvre les informations du nord de l’Ontario et du Manitoba pour le Globe and Mail. Avant de travailler pour le Globe, elle était vidéojournaliste pour le réseau de télévision des peuples autochtones à Thunder Bay. À trois reprises, elle a été finaliste pour un prix de l’Association canadienne des journalistes et a reçu le prix du journaliste autochtone émergent en 2017. Mme Fiddler se passionne pour les sujets et les enjeux touchant les peuples et les communautés autochtones, en particulier celles du Nord.
M. Watts a été directeur général par intérim de la Commission de vérité et réconciliation du Canada qui a examiné ses recommandations concernant les pensionnats indiens et ses retombées et les a formulées par la suite. M. Watts a également été chef de cabinet de deux chefs nationaux de l'Assemblée des Premières Nations. Dans le cadre de ses fonctions, il a participé à la négociation de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens qui était alors le plus important règlement de recours collectif de l'histoire du Canada, et a joué un rôle essentiel dans les affectations budgétaires historiques et l'adoption des projets de loi C-91 et 92 en 2019. Il a également occupé un poste de sous-ministre adjoint du gouvernement du Canada et un poste de cadre supérieur en Ontario.
M. Robert (Bob) Watts est l'ancien vice-président des programmes de relations stratégiques avec les Autochtones de la Nuclear Waste Management Organization et son expertise en matière de politiques, de négociations, de formation et de résolution de conflits autochtones est très sollicitée.
Professeur associé et membre émérite à l'Université Queen's, M. Watts a développé l'un des premiers plans de cours de deuxième cycle sur la réconciliation au Canada. Il est membre du conseil d'administration de l'Université Queen's, du Consensus Building Institute et du Conseil de l'enseignement supérieur et des compétences autochtones. Il est également président fondateur du Fonds Gord Downie et Chanie Wenjack et président de Réconciliation Canada. M. Watts est lauréat d’un prix Indspire pour la fonction publique et a récemment reçu un doctorat honorifique en droit de l'Université McMaster. Il est titulaire d'une maîtrise en administration publique de l'Université Harvard.
M. Watts est originaire des nations mohawk et ojibwée et réside dans la réserve des Six Nations en Ontario. Il porte et honore son nom ojibwé, Kinoozishingwak (grand pin), et est membre du clan de l'ours.
Heidi Kiiwetinepinesiik Stark (Ojibwé de Turtle Mountain) est professeure agrégée de gouvernance autochtone. Son approche du droit autochtone cherche à faire progresser le processus politique conduisant au rétablissement des pouvoirs et des compétences autochtones, à réinterpréter les traités et à promouvoir une nouvelle éthique des relations entre partenaires des traités dans un contexte où les communautés autochtones subissent de trop nombreux conflits et sont victimes de préjudices alors que ses membres entretiennent une relation profonde avec l’environnement.
Heidi est corédactrice en chef de la revue Indigenous Resurgence in an Age of Reconciliation en collaboration avec Aimée Craft et Hōkūlani K. Aikau (University of Toronto Press, 2023) et du livre Centering Anishinaabeg Studies : Understanding the World through Stories avec Jill Doerfler et Niigaanwewidam Sinclair (University of Manitoba Press, 2013). Elle est également coauteure des 3e et 4e éditions d’American Indian Politics and the American Political System avec David E. Wilkins (Rowman & Littlefield, 2010, 2017) et l’une des corédactrices de la revue Native American and Indigenous Studies (NAIS) avec Gina Starblanket.
Ian Bailey is a reporter with The Globe and Mail’s Ottawa Bureau. This is his latest assignment in a journalism career that has taken him across Canada, from a posting as the St. John’s correspondent for The Canadian Press, through CP assignment’s in Toronto and Vancouver. Also in Vancouver, he reported for The National Post and the Province, where he covered federal and provincial politics.
Ian joined The Globe and Mail in 2007, covering politics, crime, the B.C. film and TV production sector, and a range of other stories while based in the Vancouver Bureau. His West Coast reporting included the Surrey Six murders, the 2010 Winter Olympics in Vancouver, and the 2011 Stanley Cup Riot.
Born in the U.K. and raised in the Toronto area, Ian graduated from York University and Toronto Metropolitan University.
Le chef Jerel (Jerry) Swamp a acquis 29 ans d’expérience dans les services de police des communautés des Premières Nations. Il s’est joint au Service de police mohawk d’Akwesasne en 1991 où il a occupé le poste d’agent, de sergent-détective puis de chef adjoint par intérim avant de devenir chef de police en 2009. En 2017, après 8 ans de loyaux services, il a pris sa retraite, mais a accepté de servir à nouveau comme chef de police de la communauté de Rama en octobre 2018.
Durant 15 ans, le chef Swamp a mené de nombreuses enquêtes criminelles, traitant de décès, de complots et de trafic d’armes et de substances réglementées entre le Canada et les États-Unis.
Il a reçu le prix des chefs de police des Premières Nations pour services exceptionnels rendus en raison de son travail lors de nombreuses enquêtes sur le crime organisé. En 2011, il a également reçu la Médaille du gouverneur général pour services distingués et, en 2013, le chef Swamp a reçu le prix du jubilé de diamant de la reine pour sa contribution exceptionnelle aux services de police des Premières Nations du Canada.
Il a présenté de nombreuses communications à travers le Canada, notamment sur le crime organisé et la gestion de crise et des incidents critiques dans les communautés autochtones, sur les services de police dans un endroit plurigouvernemental ainsi que sur la planification opérationnelle et la rédaction de mandats de perquisition.
Craig Upshaw is a retired member of Halifax Regional Police. Craig established the Hate Crimes Unit for the Halifax police and investigative guidelines for the Halifax Police Service. He and his team was awarded the CAO award of excellence for the creation of the Hate Crime Unit. He previously was the Equity and Diversity Officer for Halifax Regional Police where he formed and maintains positive relationships with various ethnic, cultural, religious and LGBTQ2S+ communities in Nova Scotia. He started his career with Halifax Regional Police in 2001 and has worked in the Integrated Criminal Investigation Division where he served in a variety of units and sections such as Criminal Intelligence Unit, Drug Section, Cold Case, General Investigative Section and Hate Crimes Unit.
Craig Upshaw investigated over 500 Hate related matters since the unit was created and provided assistance on Hate Investigations and created the Community Reassurance protocol. He also provided training to all sworn members, civilian members and Victim services at Halifax Regional Police Craig also served on the Hate Crime Task Force committee through the Canadian Race Relation Federation, was part of the (HCEIT) Hate Crime Extremist Investigative Team, (AHCIG) Alberta Hate Crime Investigative Group and sat on CACP CVE/IMVE extremist subcommittee. He still teaches Hate Crime Investigations, Community Engagement and Reassurance and is involved in numerous speaking engagements today.
Dakota Kochie est directeur des affaires gouvernementales et extérieures à la Société de gestion des déchets nucléaires. Dakota a récemment terminé son mandat de chef de cabinet de l’Assemblée des Premières Nations, le plus grand organisme de défense des droits au Canada.
Humble défenseur des questions touchant les Premières Nations, Dakota continue de prodiguer ses conseils aux dirigeants des Premières Nations sur les enjeux intergouvernementaux, budgétaires et de développement économique. Il a été nommé par le ministre de l’Environnement pour siéger au Groupe consultatif national canadien sur l’environnement (CEDAG) pour l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne. Dakota a également travaillé pour un député du parlement et a participé à plusieurs campagnes politiques fédérales, provinciales et municipales.
Durant ses temps libres, Dakota partage une passion pour le kayak et le football et milite activement pour l’inclusion des peuples autochtones. Dakota fait partie des Anishinaabe de la Première Nation Pinaymootang (Traité numéro deux).
Chef Gordon BlueSky, Nation ojibwée de Brokenhead
Le chef BlueSky est un dirigeant très motivé dont la vaste expérience en matière de gouvernance des terres, de gestion des ressources et de négociations lui permet d’agir de façon professionnelle en se concentrant sur les objectifs à atteindre. En 2016, il a été reconnu par la National Aboriginal Lands Managers Association pour l’excellence de sa gestion des terres et pour sa contribution en ce domaine, qui va bien au-delà de sa communauté. En 2015, BlueSky a reçu la mention d’honneur au Prix d’excellence du Manitoba en matière de durabilité pour son rôle de catalyseur dans le rapprochement des Premières Nations lors de la création du Lake Winnipeg Indigenous Collective.
Avant d’être élu, le chef BlueSky travaillait comme directeur des terres pour la Société de développement du Traité numéro 1 (T1DC). Cette fonction lui convenait très bien en raison de son implication dans la revendication territoriale de la caserne Kapyong qui s’est déroulée au début des années 2000 alors qu’il vivait ses premières années d’initiation dans la Nation ojibwée de Brokenhead. Au cours de son mandat à la Société de développement du Traité numéro 1, BlueSky a dirigé avec succès les négociations avec la Ville de Winnipeg dans le cadre de l’« Entente Gaawijijigemangit », un accord de développement et de services qui ouvre la voie à des projets d’infrastructure de base sur la réserve urbaine de Naawi-Oodena qui fait partie de la réserve commune du Traité numéro 1.
Avant de se joindre à la T1DC, BlueSky cumulait 18 années d’expérience au sein de la Nation ojibwée de Brokenhead, de la Nation crie de Fox Lake et du Comité des droits fonciers issus de traités du Manitoba. Dans le cadre de ses fonctions, il a défendu les efforts menés lors d’importantes revendications territoriales tout en prêtant une attention particulière à la création de réserves et à la protection des terres, de l’environnement et des ressources. Le chef BlueSky est un ardent défenseur de la réforme des systèmes de protection de l’enfance et d’éducation, étant lui-même un survivant de la rafle des années 60, un épisode du passé colonialiste du Canada, où il a été déporté aux États-Unis pour revenir bien plus tard chez lui afin de réapprendre son histoire et de devenir le dirigeant qu’il est aujourd’hui.
Le chef BlueSky est un père de famille dévoué autant à son épouse qu’à ses trois enfants. Seul garçon de la famille, il porte un immense respect aux Ikwewag (femmes) et à leur rôle de donneuses de vie.