Partout au Canada, communautés, gouvernements et institutions publiques élaborent des plans et des stratégies pour lutter contre le racisme et la discrimination. Dans ce contexte, quelles sont les politiques, les stratégies et les solutions qui nous permettront de trouver un terrain d’entente?
Le 27 novembre, à Calgary, joignez-vous au Globe and Mail lors d’une rencontre nationale de notre initiative Trouver un terrain d'entente qui se concentrera sur les options politiques permettant de lutter contre le racisme systémique dans le contexte canadien. Dans le cadre de cet événement, nous aborderons différentes solutions susceptibles d’améliorer la situation à partir de politiques concrètes en matière d’immigration, de justice pénale, d’actions climatiques et de sécurité en ligne dans le but d’édifier une société canadienne plus équitable.
Dr. Pallavi Banerjee, professeure et titulaire de la chaire d’excellence en recherche de l’Université de Calgary
Dr. Francis Boakye, directeur général,
ActionDignity
Anne-Marie Pham, Actuellement directrice générale du Centre canadien pour la diversité et l’inclusion
Moderator: Ian Bailey, journaliste,
The Globe and Mail, bureau d'Ottawa
Le discours public autour de la politique d'immigration est source de racisme, de haine et de discrimination envers les communautés racialisées du Canada. Dans le cadre de cette entrevue, de nouvelles approches seront proposées en matière de politique et de discours autour de l’immigration et des solutions seront avancées pour que les nouveaux arrivants soient véritablement intégrés et développent un sentiment d'appartenance.
Zilla Jones, B.M.A., J.D.
Katelyn Lucas, directrice générale de la société Elizabeth Fry de Calgary
Dunia Nur, présidente et cheffe de la direction du African Canadian Civic Engagement Council
Moderator: Willow Fiddler, journaliste aux informations nationales,
The Globe and Mail
Table ronde : sévir contre la criminalité — gérer les nouveaux risques dans le système judiciaire canadien
Le gouvernement fédéral a entrepris de réviser le Code criminel canadien afin d’y inscrire des lois plus sévères contre le crime. Dans le cadre de cette discussion, nous aborderons les changements que ces nouvelles lois impliquent ainsi que les politiques qui peuvent aider à lutter contre le racisme systémique et la surreprésentation des communautés racialisées dans le système judiciaire.
Dr. Amy Cardinal Christianson,
conseillère principale en matière d’incendie, L’Initiative de leadership autochtone, Gardienne du savoir des brûlages culturels
Darrin Spence, Conseiller municipal de la Première Nation de Marten Falls
Moderator: Willow Fiddler, journaliste aux informations nationales,
The Globe and Mail
Entrevue : intervention fédérale en cas de situation d'urgence — affronter le racisme systémique dans le contexte des feux de forêt
Les feux de forêt se propagent à travers tout le Canada et dans les communautés autochtones, l’accès à l’aide d’urgence est inadéquat et l’évacuation vers des abris est trop souvent longue et retardée. Les responsables communautaires évoquent le racisme systémique et la discrimination comme des facteurs clés de cette situation. Quelles sont les solutions politiques qui permettraient d’y remédier?
Dr. Emily B. Laidlaw, professeure invitée Câlin-Rovinescu sur la lutte contre les discours haineux (2025-2026) et professeure agrégée à la faculté de droit de l’Université de Calgary
Dr. Gideon Christian, professeur agrégé (IA et droit); chaire de recherche universitaire (IA et droit)
Moderator: Ian Bailey, journaliste,
The Globe and Mail, bureau d'Ottawa
La haine en ligne se propage à un rythme alarmant grâce à l’IA Générative et aux algorithmes pendant que les décideurs politiques canadiens s’efforcent toujours d'élaborer des lois sur les préjudices en ligne. Quels changements seraient nécessaires pour régler ce problème en expansion et quelles stratégies faut-il adopter pour le résoudre?
La Fondation canadienne des relations raciales (FCRR) est une société d’État fédérale dont la mission est de sensibiliser la population aux causes et aux manifestations du racisme au Canada. Nous travaillons à renforcer le tissu social au Canada en aidant, soutenant et rassemblant les groupes et les organismes communautaires grâce à des subventions, des services et un réseau de partenaires dans le milieu de la recherche, dans les secteurs privé et communautaire.
En savoir plus sur crrf-fcrr.ca/fr/
Cameron Crowchild est né de ce côté-ci de l’île Turtle, près de la rivière Elbow, la région actuelle de Calgary. Il a grandi au sein de la Nation Tsuut'ina, baigné par la langue, les traditions et les enseignements de son peuple.
Dès son plus jeune âge, il a reçu les enseignements du défunt chef héréditaire Peter O’Chiese des Ojibwés des contreforts de Hinton, et ceux-ci ont été les fondements de l’apprentissage passif qui l’ont guidé tout au long de sa vie. Il continue d’approfondir ses connaissances grâce à la sagesse de l’actuel chef héréditaire Jimmy O’Chiese des Ojibwés des Foothills, et de son père, Tsuut'ina, l’aîné Alex Crowchild, ainsi que de nombreux autres aînés respectés de l’île Turtle.
Depuis plus de 30 ans, Cameron consacre sa vie à l’enseignement des droits inhérents, des droits issus des traités internationaux et du savoir traditionnel et culturel. Depuis des décennies, il emprunte le chemin cérémoniel pour apprendre les lois sacrées. Les cérémonies qu’il enseigne sont à la base d’une vie saine, équilibrée et holistique telle que prônée par les Dina-tii, les vrais habitants de cette terre.
Cameron a travaillé dans de nombreux domaines, en tant que charpentier, couvreur, jardinier, bâtisseur de maisons en rondins, chauffeur d’autobus, intervenant en toxicomanie, assistant postpénal, facilitateur postpénal et coordonnateur de l’approche communautaire. Plus récemment, il a travaillé avec l’organisme Tsuut'ina, Teaching Land Base Learning, et a aidé des élèves à se reconnecter avec la terre, avec leur culture et leur identité.
Cameron est également un mari et un père dévoué. En couple depuis 34 ans avec sa femme Yolanda, ils ont élevé ensemble quatre enfants adorables. La vie et les enseignements de Cameron sont fondés sur la famille qui constitue le reflet vivant de l’amour, du respect et du savoir ancestral transmis aux générations futures.
Cameron croit en l’importance d’utiliser son esprit des deux manières : à partir de la pensée analytique occidentale et de la compréhension traditionnelle de l’univers. En suivant ces deux chemins, les Dina-tii, les vrais habitants de cette terre, seront forts et sages et maintiendront l’équilibre, suivant les deux voies sacrées que les Nato Niskagagulaga ont offertes aux peuples Dina-tii et Tsuut'ina.
Mohammed Hashim est président, directeur général de la Fondation canadienne des relations raciales. Il travaille comme défenseur des droits de la personne au Canada depuis une vingtaine d’années.
Il a consacré sa carrière à soutenir l’équité, l’inclusion et l’autonomisation communautaire et a contribué à de nombreux programmes législatifs et politiques de lutte contre le racisme et la haine au Canada.
En tant que PDG de la Fondation canadienne des relations raciales, Mohammed dirige le groupe de travail national sur les crimes haineux en collaboration avec la GRC afin de mieux comprendre les enjeux et les lacunes systémiques dans la lutte contre les crimes et les incidents haineux au Canada, de soutenir les communautés et d’équiper le système judiciaire pour enquêter et soutenir les poursuites liées aux crimes haineux.
D’origine africaine, Dunia Nur réside à Edmonton, en Alberta. Elle est titulaire d’un double diplôme en travail social, d’un baccalauréat en soins à l’enfance et à la jeunesse et d’un certificat d’études en affaires et direction d’entreprise. Dunia est présidente et cheffe de la direction du African Canadian Civic Engagement Council (ACCEC), un organisme national pour la progression des droits de la personne qui est reconnu pour offrir des programmes efficaces et de haute qualité.
L’ACCEC a pour mandat de promouvoir les droits des personnes d’origine africaine et de protéger leur dignité tout en rendant hommage à leurs nombreuses contributions à notre société et à la société mondiale. Dunia possède plus de 15 ans d’expérience dans la création de programmes de réadaptation axés sur les meilleures pratiques. Ces programmes offrent outils et connaissances aux communautés culturelles qui cherchent à devenir des acteurs de leur propre changement en adoptant des approches durables qui leur sont adaptées.
Dunia est une bâtisseuse communautaire passionnée qui agit en tant qu’analyste et conseillère en politique. Adepte d’une vision globalisante, elle crée des communautés prospères où chaque personne se sent en sécurité, possède les mêmes chances et peut contribuer socialement, culturellement et économiquement. Ses domaines de compétences comprennent la promotion de la santé, l’égalité des genres, l’engagement civique, la justice pénale, la santé mentale, les enfants migrants et les traumatismes prémigratoires.
Dunia possède un solide parcours en matière d’évaluation de lois, de politiques et de programmes. Elle a formulé plusieurs recommandations fondées sur l’équité afin de faire adopter des changements structuraux dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la justice et du logement.
Mme Amy Cardinal Christianson Ph. D. est Métisse et a grandi dans le territoire du Traité No 8 (nord de l’Alberta, Canada). La langue de sa famille était le nîhithawîwin (Cris des bois/« N »). Sa filiation métisse est issue des familles Cardinal (bande Peeaysis) et Laboucane (colonie Laboucane). Elle vit actuellement près de Rocky Mountain House dans le territoire du Traité No 6 (centre de l’Alberta).
Mme Christianson a d’abord travaillé comme chercheuse scientifique au service canadien des forêts (Ressources naturelles Canada) et comme spécialiste autochtone des incendies au Programme national de gestion du feu de Parcs Canada.
En collaboration avec des nations autochtones de tout le Canada, Mme Christianson travaille à établir des pratiques novatrices en matière de gestion des incendies, comme le brûlage culturel, et collabore avec des peuples autochtones du monde entier à la décolonisation de l’aménagement du territoire. Elle effectue également des études sur les évacuations liées aux feux de forêt et milite activement pour des pompiers forestiers autochtones.
Elle est coauteure des ouvrages First Nations Wildfire Evacuations : A guide for communities and external agencies, Blazing the Trail : Celebrating Indigenous Fire Stewardship et Creating a Cultural Burn Pathway.
Mme Christianson coanime le balado « Good Fire » qui se penche sur l’utilisation du feu chez les Autochtones à travers le monde.
Elle a contribué à la création de l’organisme Thunderbird Collective et siège au conseil d’administration de l’International Association of Wildland Fire ainsi que sur le groupe international consultatif et de recherche du centre Natural Hazards Research Australia.
Métisse issue de la colonie de la rivière rouge, Mme Katelyn Lucas œuvre au sein de la communauté autochtone depuis 28 ans. Katelyn s’implique à plusieurs niveaux, autant à titre d’agente de première ligne qu’à titre de cadre dirigeante. Actuellement, elle occupe le poste de directrice générale de la Elizabeth Fry Society de Calgary et est présidente du Aboriginal Standing Committee on Housing and Homelessness (ASCHH). Elle siège aux conseils d’administration de Miskanawah et du Indigenous Justice Centre.
Dans son travail, Katelyn se concentre essentiellement sur les autochtones sans-abris, la justice réparatrice et les mesures qui répondent aux disparités et aux obstacles présents dans les communautés urbaines et rurales des Premières Nations. En développant des relations privilégiées avec des partenaires gouvernementaux, des agences partenaires autochtones et les Premières Nations limitrophes, Katelyn a pu participer à plusieurs comités de financement, à des projets et à des groupes de consultation et de réflexion communautaires en vue de trouver des options culturellement appropriées pour les peuples autochtones. Katelyn a été l’une des 7 professionnelles ayant participé à la Downtown Safety Leadership Table sur la sécurité du centre-ville de Calgary en 2023-2024 qui a formulé 28 recommandations au bureau du maire afin de soutenir des initiatives permettant d’accroître la sécurité au centre-ville.
M. Gideon Christian est professeur agrégé et titulaire de la chaire de recherche universitaire en IA et droit de l’Université de Calgary. Ses recherches portent sur l’intelligence artificielle et le droit, ainsi que sur les impacts juridiques des technologies émergentes. Les recherches de M. Christian portent sur les biais raciaux que l’on peut retrouver dans les lois, les politiques et les technologies émergentes. Actuellement, ses recherches traitent du concept de racisme algorithmique, défini comme un biais racial résultant de l’utilisation d’outils alimentés par l’IA lors de l’analyse des données d’une prise de décision. Ces outils entraînent des résultats injustes pour des individus faisant partie d’un segment particulier de la société caractérisé par la race.
Chercheur canadien de premier plan à la croisée de l’IA, de la race et du droit, il s’est présenté devant le comité parlementaire de la Chambre des communes du Canada en tant qu’expert des biais raciaux dans les outils d’IA utilisés en immigration. Son ouvrage récemment publié, The New Jim Crow : Unmasking Racial Bias in AI Facial Recognition Technology within the Canadian Immigration System (Revue de droit de McGill), est la première publication savante au Canada à aborder la question des préjugés raciaux dans la reconnaissance faciale par IA. En 2024, le Calgary Herald l’a nommé parmi les 20 personnalités les plus influentes de Calgary.
Mme Pallavi Banerjee est professeure titulaire au département de sociologie et titulaire de la chaire d’excellence en recherche de l’Université de Calgary. Ses recherches se situent au carrefour de la migration, de l’antiracisme, du genre, de la famille, des études sociales, de l’intersectionnalité et du transnationalisme. Elle est l’auteure d’un ouvrage primé intitulé The Opportunity Trap : High-Skilled Workers, Indian Families and the Failures of Dependent-Visa Policy, publié chez New York University Press. Ses autres recherches primées ont été publiées dans de nombreuses revues à comité de lecture, notamment American Behavioral Scientist, Gender & Society, Contexts, Canadian Ethnic Studies, Sociological Forum, Gender, Work and Organization, entre autres. Elle a également écrit des textes éditoriaux dans des médias comme The Globe and Mail, The Conversations et Ms Magazine, et ses recherches ont été largement citées dans les médias aux États-Unis, au Canada et en Inde. Elle dirige le groupe de recherche Critical Gender, Intersectionality and Migration Research à l’Université de Calgary et est chercheuse principale au sein du collectif Youth and Anti-Racist Integration (YARI). Ses recherches sont appuyées par le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) du Canada et par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).
Mme Emily Laidlaw est titulaire de la chaire de recherche du Canada en droit de la cybersécurité et professeure agrégée à la Faculté de droit de l’Université de Calgary. Elle est également chercheuse principale au Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale, membre associée du Centre de recherche en droit, technologie et société de l’Université d’Ottawa et boursière du Centre for Military, Security and Strategic Studies. Elle occupe actuellement le poste de professeure invitée Câlin-Rovinescu sur la lutte contre les discours haineux à l’Université d’Ottawa. En dehors du milieu universitaire, Mme Laidlaw apporte son expertise au sein des conseils d’administration du National Cybersecurity Consortium et de la Canadian Internet Society.
Ses recherches portent sur la réglementation des technologies, la cybersécurité et les droits de la personne, en mettant l’accent sur la régulation des plateformes, la confidentialité, les préjudices en ligne, la liberté d’expression et la gouvernance d’entreprise. Mme Laidlaw est l’auteure de Regulating Speech in Cyberspace : Gatekeepers, Human Rights and Corporate Responsibility (Cambridge University Press, 2015) et coéditrice, avec Florian Martin-Bariteau, du livre à paraître Security of Self : A Human-Centric Approach to Cybersecurity (Ottawa University Press, 2025).
Mme Laidlaw a commencé son parcours académique au Royaume-Uni à la London School of Economics and Political Science où elle a obtenu sa maîtrise en droit et son doctorat. Elle a ensuite occupé sa première chaire à la faculté de droit de l’Université d’East Anglia. Elle a d’abord pratiqué comme avocate plaidante avant revenir à la pratique juridique et de diriger son propre cabinet d’avocats. En 2014, elle a rejoint l’Université de Calgary.
Depuis plus de 20 ans, Francis collabore avec des communautés, des institutions, des gouvernements et des fournisseurs de services pour répondre aux enjeux d’intégration sociale et d’économie équitable des communautés racialisées. Ses fonctions actuelles à titre de directeur général d’ActionDignity, de même que celles à ses précédents postes de vice-président à la stratégie du Newcomer Centre et de coprésident du Calgary Anti-Racism Action Committee, témoignent de son engagement à la mise en place d’une société équitable à Calgary. Actuellement, Francis est chargé de cours à la faculté de travail social de l’Université de Calgary. Il est également professeur adjoint à la Cumming School of Medicine et membre du conseil d’administration de la Fondation pour les communautés noires (FPCN), la première fondation philanthropique au Canada dédiée aux communautés noires.
Ian Bailey est journaliste au bureau d’Ottawa du Globe and Mail. Il s’agit de la plus récente affectation de sa carrière journalistique qu’il a commencée en tant que correspondant pour l’agence The Canadian Press, d’abord à St. John’s, puis à Toronto et à Vancouver. Il a ensuite couvert la politique fédérale et provinciale pour The National Post et The Province à partir de Vancouver.
C’est en 2007 que Ian rejoint The Globe and Mail. Il rédige des articles sur la politique, les affaires criminelles, la production cinématographique et télévisuelle de Colombie-Britannique et sur plusieurs autres sujets pour le bureau de Vancouver. Parmi ses reportages sur la côte ouest, notons ceux sur les meurtres de Surrey Six, les Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver et l’émeute de la Coupe Stanley en 2011.
Né au Royaume-Uni, Ian a grandi dans la région de Toronto et est diplômé de l’Université York et de l’Université métropolitaine de Toronto.
Willow est journaliste pour le Globe and Mail depuis mai 2020. Elle couvre les affaires autochtones depuis le nord-ouest de l’Ontario, où elle est née et a grandi.
Ancienne vidéojournaliste pour APTN National News à Thunder Bay, Willow a été finaliste à trois reprises pour le prix de l’Association canadienne des journalistes et a reçu le prix Emerging Indigenous Journalist en 2017. Elle a traité de nombreux sujets d’intérêt national et mondial, notamment les excuses du pape François aux survivants des pensionnats du Canada alors qu’elle était affectée à Rome en 2022.
Willow est Anisininew de la Première Nation de Sandy Lake dans le Traité no 5 et Kokum (grand-mère) de quatre magnifiques petits-enfants.
Zilla Jones est une avocate et auteure afro-canadienne spécialisée en enseignement des conditions de vie et de travail décentes pour les personnes afro-antillaises, chinoises et européennes dans le territoire du Traité no 1 (Winnipeg). Elle a obtenu son baccalauréat en arts musicaux à la Canadian Mennonite University et son diplôme en droit à l’Université du Manitoba en 2011, où elle a reçu de nombreux prix et de nombreuses distinctions et terminé quatrième au classement de sa promotion. Elle est spécialisée dans la défense pénale et les droits de la personne au cabinet Jones Law Office à Winnipeg, et a comparu devant toutes les instances du Manitoba de même que devant la Cour suprême du Canada. Elle enseigne à la Faculté de droit de l’Université du Manitoba.
Zilla est coauteure et membre du comité directeur de la stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires, une initiative du ministre fédéral de la Justice, qui a formulé 114 recommandations pour lutter contre le racisme envers les personnes noires dans le système canadien de justice pénale. Elle siège actuellement au comité de mise en œuvre de la stratégie. Zilla a également été présidente du conseil d’administration de la John Howard Society of Manitoba et est membre du conseil d’administration de la John Howard Society of Canada.
En tant qu’oratrice et pédagogue en matière de lutte contre le racisme, Zilla a donné des conférences devant plusieurs groupes au pays, notamment à l’Université du Manitoba, à l’Université Dalhousie, à l’Université de Toronto, au barreau du Manitoba, à l’Association canadienne des avocats noirs, à l’Organisation de coopération et de développement économiques, au Black Opportunity Fund, à la Commonwealth Bar Association et bien d’autres. Elle a représenté le Canada à deux reprises aux Nations Unies dans le cadre du Forum permanent des personnes d’ascendance africaine.
Zilla est également auteure et a remporté le Journey Prize et le prix Rising Star de Writers Trust, entre autres distinctions. Son premier roman, The World So Wide, a été publié au printemps et sera suivi d’un recueil de nouvelles en 2027.
Anne-Marie, M.A.P. (elle) est une immigrée de première génération qui travaille depuis plus de 25 ans avec diverses communautés et dans différents milieux de travail. Elle a une profonde connaissance des enjeux liés au racisme et à la discrimination dans les communautés et les milieux de travail, et se spécialise dans la mobilisation, les mesures d’éducation et la diffusion des résultats des plus récentes études et des approches prometteuses portant sur la modification des comportements et l’abolition des obstacles systémiques.
Anne-Marie Pham est actuellement directrice générale du Centre canadien pour la diversité et l’inclusion, un organisme de bienfaisance national qui aide les écoles, les communautés et les milieux de travail à devenir plus équitables, inclusifs, diversifiés et accessibles en les incitant à voir la diversité comme un atout et non comme un obstacle.
Anne-Marie s’active à développer le sentiment d’appartenance dans les communautés et donne des conférences sur l’antiracisme, le savoir-faire culturel, l’équité, le leadership inclusif et l’alliance inclusive. Elle est actuellement membre du comité d’action contre le racisme de la ville de Calgary. Elle a cofondé la Calgary Vietnamese Youth Association, le Calgary Diversity & Inclusion Network et l’Asian Professional Network of Calgary, dans le but d’identifier les besoins, d’éliminer les obstacles et de créer des réseaux et des alliances en vue d’opérer un changement dans la communauté. Elle a reçu le prix du jubilé de diamant de la reine pour son service communautaire en 2013 et la médaille du centenaire du gouvernement de l’Alberta en 2005.
Anne-Marie en est à son deuxième mandat en tant que membre du conseil d’administration de la FCRR.